Armanfigurelogiquement parmiles artistesexposés
avec une poubelle de l’époque new-yorkaise remplie
de déchets noyés dans la résine. Et avec lui, Niki
de Saint Phalle, et un grand dragon fait d’un
assemblage de matériaux pauvres et de jouets
appartenant à ses enfants ; Jean Tinguely, avec
deux machines bricolées, l’une faite de métal rouillé,
de vieilles ampoules et de plumes colorées, l’autre
affublée d’une tête de sanglier empaillé ; Jacques
Villeglé, François Dufrêneet Raymond Hains
avec une série d’affiches lacérées.
Ce « recyclage poétique du réel » qui caractérise
la démarche des Nouveaux Réalistes se retrouve
dans les œuvres deleurs contemporains américains
George Herms, qui transforme des reliques en
objets à nouveau désirables. Plus « près »
de nous, Henrique Oliveira transforme le bois
pauvre de tapumes récupéré dans les favelas
brésiliennes en tableaux-sculptures colorés. Martin
Kersels donne une seconde et joyeuse vie à de
vieux objets, meubles et bois de récup. Dans un
autre registre, Julien Berthier célèbre le réel en
reproduisant à l’identique, sous forme de sculpture
en aluminium peint, les formes produites par
des encombrants déposés dans les rues de Paris,
qu’il pose ensuite sur un socle en bois massif, leur
conférant leur statut définitif d’œuvre d’art - là où
le jeune diplômé des Beaux-Arts de Paris,
Emmanuel Van der Elst, crée d’imposantes et
précaires architecturesen assemblant,sans lesfixer,
chutes de cimaise et mobilier bureautique. Autre
rebut roi,car produit,consommé etrejeté enmasse,
le plastique pollue tendrement l’exposition
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