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SAMEDI 13 JANVIER - 19h
L'ART DE L'OMBRE
Conférence sur l'histoire de l'art au féminin par Jean-Philippe Mercé
Lorsque la nuit approche, les ombres s'étirent et menacent, prêtes à engloutir notre monde intelligible et à réveiller notre imaginaire. La nature complexe et ambivalente de l'ombre nous fascine depuis la nuit des temps : elle est notre double, un double inexorable et fatalement en manque de lumière, une forme de l'absence et de la fugacité, de la gémellité et de l'étrangeté.
L'art est né de l'ombre. C'est en tout cas ce mythe fondateur que rapporte Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle, et qu'il nous faudra conter. Une naissance en négatif, donc en creux, qui donne aux artistes l'occasion de le remplir de désir, de manque ou de récit, et ainsi tâcher de résister au temps qui passe.
Il ne s'agit pas ici d'observer comment certaines créatrices sont restées " dans l'ombre " mais au contraire de revenir sur leurs lumineuses propositions de jeu narratif et de manipulation formelle, ou comment avec et par ces formes de l'obscurité, éminemment plastiques et symboliques, elles se montrent, nous montrent, nous révèlent.
SAMEDI 13 JANVIER - 20h30
PODCAST d'Adeline Dieudonné
avec la collaboration de Victoire Tuaillon
Autour d'une table, deux femmes. Victoire et Virginie. Elles ne se connaissent pas. L'une questionne, l'autre répond. Elles cherchent à comprendre ce qui se passe dans ce que Virginie appelle son " Pays de la nuit ", cet endroit qu'elle visite et avec lequel elle redoute de se familiariser. Cet endroit où des hommes meurent. Des hommes qu'elle a choisis. Ce soir, elle voudrait que ça s'arrête. Alors, elle raconte.
ADÈLE de Chloé Mons
Adèle et Marianne sont deux amies.
Elles se racontent leurs vies.
Marianne aime vivre la nuit.
Adèle semble fuir la nuit pour ne vivre que le jour.
Même l'amour, elle ne veut le faire que le jour.
Toute sa vie tourne autour de cette absence de vie la nuit. Pourquoi ? Que fait-elle dès que le soleil se couche ? Quel est donc son mystère ?
LE COULOIR de Colombe Schneck
La nuit, je l'appelais, maman, maman. Rien. Puis je criais à nouveau. Maman, maman, maman. Elle ne m'entendait pas.
Ce texte est l'aboutissement d'un long et personnel travail sur la relation entre ma mère et l'enfant que j'étais, l'enfance de ma mère et son incommunicabilité.
Ma mère était absente, corsetée dans un temps ancien qui pour elle refusait de pâlir.
Ce qui la retenait, l'obsédait, sans jamais en parler, l'empêchait de dormir la nuit, de profiter de nous, se passait avant notre naissance.