
- © Festival de Deauville
Critique : Pourtant, la vie à New York de Lu n’a pas vraiment pris la tournure qu’il attendait. Il a été contraint de fermer son restaurant qui ne marchait pas pour devenir livreur de repas à bicyclette. Vivant dans un foyer, il vient in extremis de trouver un appartement en sous-location par l’intermédiaire d’une connaissance. Ce dernier lui vante les qualités des lieux et notamment le fait de pouvoir admirer le soleil quelques secondes par jour de la fenêtre, en regardant bien, tant les immeubles sont rapprochés. Seulement, avant que sa petite famille n’arrive, il va apprendre que le propriétaire du logement n’ayant pas touché sa part lui demande de quitter les lieux sans délai et, en attendant un repas à livrer, il va se faire voler sa bicyclette...
Ce drame social a beaucoup de points communs avec Take Out de Sean Baker et Shih-Ching Tsou (2004) et avec L’histoire de Souleymane de Boris Lojkine (2024) qui a valu à Abou Sangaré le prix d’interprétation Un Certain Regard du Festival de Cannes et le César du meilleur espoir masculin.
Au-delà de ces rapprochements, qui ne sont pas toujours en faveur de cette nouvelle histoire de livreur à bicyclette, Les lumières de New-York se distingue par la présence de la petite Yaya, qui s’adapte très vite à la vie urbaine et va, par sa présence mutine, aider son père à reprendre pied.
Ce film, qui décrit sans ménagement la dure réalité que peuvent vivre les émigrés dans une grande ville américaine, est adouci par la solidarité touchante de cette petite famille. Les trois interprètes sont au diapason, dont la petite Carabelle Manna Wei, tout à fait craquante.













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