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À l’instigation du benjamin, trois frères règlent son compte à leur mère incestueuse symbolisée sur scène par une nuisette de soie. Un sujet tabou traité avec humour et malice.
Trois frères se retrouvent dans l'appartement familial à l’occasion de l’entrée en EHPAD de leur mère : Norbert, l’aîné, radiologue, rigide, très, trop investi dans son travail ; Roland, l’homme d’affaires, brutal et avide, à l’humour douteux, sautant d’un avion à l’autre ; Antoine, le benjamin, le saltimbanque, à l’opposé de ses frères, l’écorché.
Vider l'appartement et effectuer le partage tient lieu de prétexte. C’est l’exhibition par Antoine d’une nuisette de la mère qui va déclencher la mise à nu des reproches, des griefs, des frustrations, une tempête à la fois puérile et cruelle. On comprend au fil des échanges que la mère est un être dangereux. Quand le père était en voyage, elle, l’intellectuelle devenue femme au foyer, fit entrer Antoine, alors âgé de 7 ans, dans son lit, jusqu’à ce que celui-ci, à 12 ans, au moment du bouleversement hormonal de l'adolescence, ait le ressort psychique de quitter le lit parental.
Cette préférence marquée pour « le petit être », éminemment toxique, a créé dès l’enfance une ambiance délétère dans la fratrie et entraîné son éclatement. Chacun, sous son masque social (pouvoir, performance économique, toxicomanie) a composé avec le « tabou », et usé d’un rapport aux femmes profondément altéré.
Si l'incestuel n'est pas devenu inceste, la violence du crime anthropologique est en sourdine. Antoine est en demande de réparation de la fratrie, d’amour, d’une parole vraie. Sa douloureuse insistance permettra aux aînés, d’abord réticents, d’exhumer leurs blessures refoulées. Mais la tentative du benjamin se révélera un échec. Norbert et Roland, malgré quelques épanchements, resteront dans le déni.
Il peut, en effet, être tabou de parler de certains tabous. L'incestuel maternel en est un.
Inspirée d’une histoire vraie, la pièce ose aborder avec dérision et émotion un sujet rarement évoqué : l’inceste maternel. Sans lourdeur, mais avec une plume acérée, les auteurs Frédérique Gutman, Hervé Lavayssière et Jean-Marie Villiers explorent les cicatrices laissées par l’enfance.
Cette pièce est le fruit de la rencontre de deux psychologues cliniciens, Jean-Marie Villiers et Frédérique Gutman, également autrice, avec Hervé Lavayssière, cinéaste. Dans les cabinets de consultation, le sujet Inceste/Incestuel émerge régulièrement. Le désir d’écrire, d’élaborer est né à l’écoute de patients et le théâtre – lieu de la vie, du drame, de la tragédie, de la comédie – permet d’exposer une situation grave, dérangeante, souvent refoulée. L'humour se prête à lever ce refoulement.
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