Le cinéma iranien n'est à première vue pas l'endroit le plus propice à un regard mesuré et intelligent sur la complexité des relations conjugales. Depuis l'éclosion de cette cinématographie nationale toujours assez confidentielle, malgré le succès critique d'Abbas Kiarostami et des Makhmalbaf, elle est devenu le synonyme de drames minimalistes, qui ont repris, dans une autre époque et une autre culture, la torche du néo-réalisme italien. On peut y observer généralement des conditions de vie précaires, et plus précisément une révendication féministe sporadique, qui va à l'encontre des directives gouvernementales fondamentalistes.
Ce troisième film d'Asghar Farhadi ne se préoccupe qu'accessoirement de l'environnement social de ses personnages. Il s'attèle davantage à une refonte du drame conjugal, afin de passer outre les crises de jalousie et les tromperies habituelles. Son principal allié dans cette entreprise, finalement assez ambitieuse, est un jeu habile sur le point de vue depuis lequel il conte cette journée d'un couple en pleine décomposition. Le regard de Rouhi n'est que le point de départ dans un contexte narratif complexe, mais jamais brouillon. Du statut de simple observatrice, la jeune femme passe progressivement à un rôle plus actif, sans pour autant participer suffisamment à l'action pour modifier son cours de façon significative. Son comportement est aussi ambigu que celui du couple, constamment dans le doute sur quel parti prendre ou bien laisser les mariés dans leur marasme trop humain de faire semblant, de tromperies et de compromis.
Le scénario astucieux accentue encore cette incertitude, cette incapacité de savoir vers où se dirige le récit et quelle issue il réserve à ce pétrin émotionnel multilatéral. Heureusement, la conclusion est à l'image du ton éclairé et mélancolique du film. Celui-ci démontre une fois de plus la vitalité coriace du cinéma iranien et sa capacité d'évoluer presque magistralement à l'écart des idées reçues et des formes imposées par un point de vue occidental réducteur.
Ce troisième film d'Asghar Farhadi ne se préoccupe qu'accessoirement de l'environnement social de ses personnages. Il s'attèle davantage à une refonte du drame conjugal, afin de passer outre les crises de jalousie et les tromperies habituelles. Son principal allié dans cette entreprise, finalement assez ambitieuse, est un jeu habile sur le point de vue depuis lequel il conte cette journée d'un couple en pleine décomposition. Le regard de Rouhi n'est que le point de départ dans un contexte narratif complexe, mais jamais brouillon. Du statut de simple observatrice, la jeune femme passe progressivement à un rôle plus actif, sans pour autant participer suffisamment à l'action pour modifier son cours de façon significative. Son comportement est aussi ambigu que celui du couple, constamment dans le doute sur quel parti prendre ou bien laisser les mariés dans leur marasme trop humain de faire semblant, de tromperies et de compromis.
Le scénario astucieux accentue encore cette incertitude, cette incapacité de savoir vers où se dirige le récit et quelle issue il réserve à ce pétrin émotionnel multilatéral. Heureusement, la conclusion est à l'image du ton éclairé et mélancolique du film. Celui-ci démontre une fois de plus la vitalité coriace du cinéma iranien et sa capacité d'évoluer presque magistralement à l'écart des idées reçues et des formes imposées par un point de vue occidental réducteur.
CE CINE PREND LES CARTES ILLIMITEES UGC/MK2 ET LE PASS ET LA CARTE CIP.













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