Perdre une bataille, gagner la guerre ?
Conférence de Clément Oury et Mathieu Stoll dans le cadre du cycle « Chartistes à l’œuvre »
Près de 190 000 hommes s’affrontent à Malplaquet le 11 septembre 1709, dans la plus sanglante bataille de la France d’Ancien Régime.
Le soir, les Français abandonnent le terrain. Mais ont-ils vraiment perdu ? Comment cet échec tactique finit-il par ressembler à une victoire ?
L’année 1709 est la pire de tout le règne de Louis XIV. Engagé dans une guerre désastreuse, le royaume est financièrement, militairement et moralement épuisé ; et en janvier, le « Grand Hiver » plonge le pays dans la disette.
En juin, les troupes adverses se lancent à l’assaut du royaume. L’armée française, désemparée et affamée, semble incapable de contrer l’invasion.
Le 11 septembre 1709, son chef, Villars, décide pourtant de faire face et d’attendre l’ennemi à Malplaquet, non loin de Valenciennes.
La saignée a été beaucoup plus forte chez l’ennemi, dont le rêve de conquête rapide s’évanouit. Les organes de propagande de Louis XIV arrivent à peindre le revers sous des traits flatteurs.
Progressivement, sous l’effet des luttes politiques qui minent le clan adverse, la défaite française se mue en succès ; et la guerre arrive à un point de bascule
18H - 19H30
RESERVATION OBLIGATOIRE
https://www.chartes.psl.eu/gazette-chartiste/agenda/la-bataille-de-malplaquet-1709#form-anchor