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Date : 12-03-2026 17:23:46
www.franceinfo.fr/elections/publications-racistes-casiers-judiciaires-encombrants-le-rassemblement-national-peine-a-ecarter-les-brebis-galeuses-parmi-ses-candidats-aux-municipales-2026_7858556.html
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Si le parti affirme vouloir se montrer intransigeant sur le profil de ses équipes, de nouvelles révélations ont surgi dans les médias, notamment concernant des têtes de liste.
Dernier épisode en date : à Dunkerque (Nord), le candidat à la mairie Adrien Nave s'est vu retirer son investiture(Nouvelle fenêtre) le 1er mars, en raison de la présence sur sa liste du porte-parole de l'Action française, mouvement d'ultradroite et royaliste. Début février, le RN avait déjà pris la même décision pour sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, après que d'anciens tweets racistes et sexistes ont été repérés par le journal Libération(Nouvelle fenêtre). Le candidat a assuré que son compte avait été piraté.
Christian Perez, investi dans le Finistère lors des législatives 2024 en dépit de ses publications racistes sur les réseaux sociaux, n'a pas reçu le soutien officiel du RN pour les municipales à Concarneau.
A Belfort(Nouvelle fenêtre), Quentin Macullo avait été investi comme tête de liste malgré ses publications passées problématiques, en particulier un tweet aux relents antisémites révélé par Mediapart(Nouvelle fenêtre) en décembre 2024. Une désignation dans un premier temps assumée et défendue par les cadres du RN, qui ont finalement "débranché" l'homme politique avant le dépôt des listes.
A Pugnac (Gironde), Fernand Beauvillain a publié plusieurs messages racistes sur Facebook entre 2022 et 2025, a rapporté fin février le site Les Jours(Nouvelle fenêtre). En 2024, évoquant l'équipe de France de football, il avait ainsi partagé un message à propos du "remplacement des Français. Plus que 2 sur 11… Il a déjà bien commencé… Quelle honte". Interrogé par Les Jours, il a admis que "quelques publications (…) ont pu être maladroites ou mal interprétées", tout en jugeant "regrettable de constater qu'une certaine presse manque cruellement de recul ou de sens de la dérision".
A Ajaccio (Corse-du-Sud), Yann Fleurquin, en 35e position sur la liste RN menée par François Filoni, a été condamné en avril 2005 à douze ans de réclusion criminelle pour un assassinat, a souligné Corse-Matin(Nouvelle fenêtre). "Le problème, c'est de prendre des gens sur nos listes sans savoir s'ils ont un casier ou pas. Il faudrait qu'on le sache avant de prendre une décision en connaissance de cause", estime un cadre du RN, qui assure que le parti a découvert le passé judiciaire du colistier après les révélations du journal.
A Bastia (Haute-Corse), les antécédents de la tête de liste soutenue par le RN, Nicolas Battini, étaient en revanche connus du parti. Condamné pour terrorisme, il a fait huit ans de prison pour un attentat à la voiture-bélier à Corte en 2012. "Il a purgé sa peine", a défendu le député Jean-Philippe Tanguy sur franceinfo, le 4 décembre.
Au total, plusieurs dizaines de candidats du RN ont été épinglés pour des messages racistes ou antisémites postés sur les réseaux sociaux, par différents médias, dont Mediapart, Libération, StreetPress ou encore Les Jours. Le parti, contacté par franceinfo, refuse de préciser le nombre total de tels profils.
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