Daniel Spoerri, les choses de la vie est la
première exposition rétrospective consacrée
par la galerie à cet artiste, membre fondateur
du Nouveau Réalisme.
Né Daniel Issac Feinstein en Roumanie en
1930, devenu Suisse par adoption, tour à tour
poète, danseur, metteur en scène, créateur des
éditions MAT, commissaire d’exposition,
plasticien, restaurateur, se considérant comme
apatride ayant vécu dans toute l’Europe,
homme aux amitiés solides, multiples et
artistiques, Spoerri est l’un des artistes majeurs
du XXèmesiècle.
Pour lui rendre hommage, la galerie a réuni
une vingtaine d’œuvres majeures des années
60 aux années 90 et publie un livre aux
presses du réel avec des textes signés de
Catherine Francblin, Samuel Gross et Pavel
Schmidt, richement illustré.
Good Year for the Mechanical Bride, 1976
« Ce que je fais ? J’essaie de coller des situations préparées par le hasard de
manièreàcequ’ellesrestentvraimentcolléesetj’espèrequ’ellesprovoquent un malaise
à ceux qui les regardent. Je dirai encore pourquoi.
Je dois préciser que je ne tiens pas beaucoup à la création individuelle.
Peut-être que c’est une forme de snobisme, de toute manière cette conviction existait
en moi longtemps avant que j’aie fait des tableaux-pièges. Les tableaux-pièges sont
pour moi seulement une nouvelle manière de prouver cette conviction. Je n’ai rien
contre une production créatrice individuelle ou tout au moins pas contre toutes.
Mais l’art m’intéresse seulement
dans la mesure où il représente
une leçon optique. Que ce soit
création individuelle ou pas, je
m’en fous.
De toute façon, la frontière entre
les deux est difficile à tirer.
Plutôt que l’artiste je trouve que
c’est le spectateur qui a le droit
de réaction individuelle.
Dans mon cas, la leçon d’optique
devrait consister dans le fait
d’attirer l’attention sur des
situations ou régions de notre vie
quotidiennequinesontjamaisou
presque jamais remarquées
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