Émersions : Archive vivante est un projet au long cours qui révèle l’histoire unique de la Cité internationale des arts, lieu singulier de résidence et de création artistique. Il s’appuie sur l’activation des archives – anciennes et contemporaines – pour faire émerger une mémoire vivante, en constante évolution.
À l’occasion de son soixantième anniversaire, la Cité internationale des arts inaugure, le 21 mai 2025, le troisième volet de ce projet.
Intitulée Leur(s) histoire(s), cette nouvelle édition est consacrée aux artistes femmes et artistes non-binaires ayant été en résidence depuis 1965. Ce choix s’inscrit dans une volonté de rendre visibles des parcours artistiques longtemps marginalisés. Il reflète l’engagement de la Cité, lieu d’hospitalité par excellence, à accompagner et à valoriser la diversité des expériences, des voix et des esthétiques qui constituent sa richesse.
Il s’agit ici de prêter une attention particulière aux parcours et aux pratiques de ces artistes femmes et non-binaires grâce aux archives liées à leur passage en résidence : depuis 60 ans, ce sont des artistes de toutes pratiques (arts visuels, musiques, spectacle vivant, écritures, architecture, cinéma…), nationalités et parcours qui ont été accompagnées dans ce lieu d’hospitalité et de soutien unique qu’est la Cité internationale des arts. Ce sont aussi des artistes de toutes générations qui se croisent, cohabitent et travaillent ensemble.
Ces céramiques évoquent des corps sous des états de partialité, des formes qui semblent émerger, se rétracter ou pivoter vers d’autres anatomies, comme si chaque fragment testait les limites de ce qu’un corps peut supporter. Elles renferment le paradoxe de l’autonomie et de la contrainte : une volonté de métamorphose tempérée par les limites de la chair. À travers l’abstraction, elles distillent des résidus émotionnels : désir, aliénation, ambivalence et créent des champs perceptifs où la forme se dissout. Ensemble, les œuvres construisent un terrain où l’incarnation des corps n’est ni fixe ni entièrement fluide, mais façonnée par des pressions sociales, psychologiques et matérielles.
Silvina Cortés Lasalle (Uruguay) est actuellement en résidence par le biais du programme Institut français x Cité internationale des arts
Dans sa série Baadaye, mot swahili qui signifie « après », Pamela Tulizo donne la parole et rend visibles les femmes demandeuses d’asile en France. À la croisée de la photographie documentaire, du récit de vie et de l’engagement social, ce projet vise à aller à l’encontre des stéréotypes prédominants, et à replacer ces femmes comme sujets de leur propre récit.
À travers leurs portraits et leurs témoignages, l’artiste invite ses modèles à livrer des récits marqués par l’exil et les épreuves vécues, tout en révélant leur dignité, leur courage et leur résilience. L’image de soi devient un espace où elles s’autorisent à incarner librement leurs possibles et leurs aspirations.
Journaliste de formation, Pamela Tulizo s’est très tôt intéressée à la puissance narrative de l’image. En 2015, dans sa ville natale de Goma (République démocratique du Congo), elle entame sa pratique photographique au contact d’amis photographes, s’appropriant peu à peu les fondements techniques et esthétiques du médium. Son regard se tourne rapidement vers la photographie documentaire, par laquelle elle interroge les traditions et les représentations assignées aux femmes, questionne leur place, et ouvre un dialogue entre sa communauté et le monde.
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