Pour sa deuxième exposition à la galerie, Nick Mauss présente un nouvel ensemble d’œuvres
au deuxième étage du 10 rue Charlot. Au cours des deux dernières décennies, Nick Mauss
a développé une pratique qui déjoue les catégorisations et refuse toute hiérarchie entre les
médiums. Celle-ci met en relation la peinture, le geste, la mémoire et les enjeux de l’espace
avec l’écriture, la performance et les modes de présentation.
Pour cette exposition, Nick Mauss transpose son procédé de peintures inversées sur verre
miroité à l’échelle du regard du spectateur. Repliées sur des volumes clos, celles-ci apparaissent
comme des dispositifs réfléchissant les éclats obliques d’espace et de performance sociale.
Peints « derrière le miroir », ces objets dialoguent avec une série d’œuvres en velours de soie
gravée et doublement teinte, réalisées selon un procédé de soustraction chimique grâce auquel
les traces de figures et les marques peintes sont littéralement « détissées » dans le textile. Parmi
ces motifs peints au revers et « dévorés », Nick Mauss introduit des têtes, creuses, fixées au
mur et réalisées en feuille d’aluminium. Ces moules fragiles, en négatif, sont formés à partir de
reproductions agrandies de têtes modernistes à la dimension archaïque, créées dans les années
1920 par Eyre de Lanux, artiste, écrivaine et designer dont le travail a figuré dans plusieurs
expositions précédentes de Nick Mauss. Son œuvre revient ici sous une forme nouvelle, à
Paris, où Eyre de Lanux a vécu et travaillé notamment avec Eileen Gray et Evelyn Wyld.
ŒuVreS réCEnteS est la première exposition personnelle de
Jutta Koether à la Galerie
Chantal Crousel. Réunissant un nouvel ensemble d’œuvres, l’exposition marque un
retour à Paris, où l’artiste a vécu quelques mois au début des années 1990, et revisite
certaines des références artistiques et littéraires qui ont façonné sa pratique.
Dans son travail, Jutta Koether puise dans un vaste répertoire de références à
l’histoire de la peinture, en réinterprétant notamment les œuvres d’artistes tels que
Cy Twombly, Frank Auerbach, Cézanne et Alberto Giacometti. L’appropriation ne
relève pas simplement de la citation ou de l’hommage au passé, mais constitue une
demarche permettant de mettre en relation des images issues de différentes époques et de sources parfois éloignées. À travers ce processus, l’histoire de la peinture n’est
pas envisagée comme un héritage figé à préserver, mais comme un champ vivant,
susceptible d’être questionné, transformé et élargi
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