◄ Others cities

The website for going out with friends and making new friends in your city.
         
Our Good Deals ►
OVS Holidays ►
  • Thanks to your help, the site will remain healthy
  • Detects problems and win points for becoming VIP Member
  • Your anonymity is guaranteed!

Which offense do you want to submit to the community?


This event is duplicate from:





Event #18355191
Strange days
Advertising
Organizer
Event date
Start time
Thursday 12 September 2019

Register and Unregister until:
8:10 (pm) (H-1)
9:10 (pm)
Event description
 

Strange Days

de Kathryn Bigelow

25 ans/25 choix / En présence de Émilie Jouvet

  
Avec Ralph Fiennes, Angela Bassett, Juliette Lewis, Tom Sizemore 
Fiction l Etats-Unis l vostf l 1995
145 min l Couleur

À PROPOS DU FILM

Tandis que le monde s’apprête à fêter le passage à l’an 2000, un ancien flic s’est reconverti comme dealer d’une technologiedrogue appelée SQUID permettant de vivre et ressentir ce que quelqu’un d’autre a vécu. Un jour, il reçoit un disque de cette drogue contenant le meurtre d’une de ses amies.

Énorme four à sa sortie, Strange Days a failli mettre fin à la carrière de Kathryn Bigelow (Point BreakZero Dark Thirty). Fort heureusement réévalué depuis, ce thriller futuriste est aujourd’hui considéré comme un petit classique du cyberpunk. À (re)découvrir sur grand écran !

 

25 ans/25 choix
En présence de Émilie Jouvet

Le mal-aimé : Strange Days, le grand film de SF cyberpunk imaginé par James Cameron

Geoffrey Crété | 24 juin 2017

Parce que le cinéma est un univers à géométrie variable, soumis aux modes et à la mauvaise foi, Ecran Large, pourfendeur de l'injustice, se pose en sauveur de la cinéphilie avec un nouveau rendez-vous. Le but : sauver des abîmes un film oublié, mésestimé, amoché par la critique, le public, ou les deux à sa sortie. 

 

Image 139655

 

    

"Ambitieux mais finalement décevant (San Francisco Examiner)

"Tout semble affreusement monotone et démodé" (Globe and Mail)

"Les éléments dramatiques et thématiques ne sont pas aussi exploités que la pyrotechnie et la caméra"(Los Angeles Times)

"Bigelow est si intéressése par les sensations du high-tech, et si hypnotisée par la violence qu'elle cherche à condamner, que cette fable sur la fin du monde semble boîteuse et tiède" (San Francisco Chronicle)

  

style="box-sizing: border-box; max-width: 100%;" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x5pt8wv" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen=""> 

 
 

 

LE RESUME EXPRESS

J-2 avant l'an 2000 dans un Los Angeles au bord de la guerre civile. Lenny Nero est accro au SQUID, un appareil illégal qui permet d'enregistrer des images à travers ses yeux pour ensuite les diffuser et les ressentir. Obsédé par son ex Faith, il se saoule dans leurs vieux souvenirs.

En possession d'une vidéo où deux policiers sont filmés en train de tueur Jeriko One, un célèbre rappeur devenu le symbole du peuple en colère, il se met en tête qu'il doit sauver Faith, désormais en couple avec un producteur de musique mafieux nommé Philo. Il tente de la secourir avec l'aide de Mace, chauffeuse de limousine amoureuse de lui.

En réalité, son vrai ennemi est son ami Max, amant de Faith, qui tue Philo (qui voulait tuer Faith), avant d'essayer de tuer Lenny (qui le tue en fait). En parallèle, Mace a des préoccupations plus profondes : elle veut que la vérité éclate au sujet des policiers, qui la pourchassent en plein réveillon de l'an 2000. Elle est sauvée in extremis, ils meurent sous les yeux du public, Lenny l'embrasse, et le nouveau millénaire commence.

FIN

Photo Ralph Fiennes, Angela Bassett

Ralph Fiennes et Angela Bassett : qui est la belle, qui est la bête ?  

 

LES COULISSES

En 1995, Kathryn Bigelow est loin de son Oscar historique pour la réalisation de Démineurs en 2010. Elle s'est néanmoins imposée avec le film de vampire Aux frontières de l'aube, le thriller Blue Steel avec Jamie Lee Curtis et Point Break, succès phénoménal en 1991. Impossible de ne pas mentionner son mariage avec James Cameron, de 1989 à 1991 : l'idée de Strange Days vient de lui.

Il imagine cette histoire à la fin des années 80, entre les succès d'Aliens, le retour et Abyss. Dans une longue interview avec Artforum, Bigelow expliquait : « Jim Cameron travaillait sur cette idée depuis neuf ou dix ans. Il me l'a présentée il y a quatre ans, et j'ai trouvé que c'était formidable. Ces deux personnages au seuil du nouveau millénaire, avec un homme qui pousse une femme qui l'aime à l'aider pour sauver la femme que lui aime, c'est une superbe matrice émotionnelle. Et puis, au cours de nos échanges, on a développé l'aspect politique, cette société particulière. Le côté brutal et sombre était ce à quoi j'aspirais ; ironiquement, Jim tendait plus vers le côté romantique, alors que moi j'avais vers le plus noir. Jim a écrit un traitement à partir de nos discussions, et Jay Cocks en a tiré un scénario ». Satisfait, James Cameron repassera uniquement sur quelques dialogues.

L'affaire Rodney King donne une dimension toute particulière au scénario : la passage à tabac de l'Afro-Américain, frappé par des policiers de Los Angeles filmés à leur insu, a déclenché des émeutes sans précédent lorsqu'ils ont été acquittés en 1992. Le personnage de Jeriko One est clairement inspiré par lui. Kathryn Bigelow a participé au nettoyage du centre ville après les événements, et sera profondément marquée par cette vision quasi-apocalyptique.

Interviewée en 1995 par The Christian Science Minitor, Bigelow était claire : « Je pense qu'il est grand temps que les studios fassent des films qui disent quelque chose. Je sais que c'est perturbant, provocateur, mais ça parle de quelque chose au moins. Et ça, c'est un pas vers l'avant. » Le procès d'O.J. Simpson, qui débute en 1995, est un nouvel écho dans la réalité.

 

Photo James Cameron, Kathryn Bigelow

Kathryn Bigelow et James Cameron sur le tournage de Strange Days

 

Andy Garcia a d'abord été évoqué pour le premier rôle, avec Bono, le leader de U2, pour incarner Philo. Bigelow décidera finalement de caster Ralph Fiennes après l'avoir vu dans La Liste de Schindler, presque contre l'avis de Cameron qui imaginait un acteur plus décalé. Il sera en revanche le premier à suggérer Angela Bassett.

Strange Days sera tourné quasi intégralement de nuit à Los Angeles (77 jours sur les 88 jours du tournage). La grande scène finale de la fête de l'an 2000 a attiré 10 000 personnes, réunies comme pour une vraie soirée, avec un droit d'entrée et des musiciens comme Aphex Twin. Un moment qui n'avait plus rien de cinématographique puisque cinq personnes ont été hospistalisées pour des overdoses d'ecstasy.

Parce qu'aucune caméra existante ne permettait de filmer les scènes subjectives du SQUID, Lightstorm Entertainment (la société co-fondée par James Cameron à l'époque de Terminator 2) a passé une année à en développer et fabriquer une. Omniprésent en coulisses, Cameron participera au montage sans être crédité, notamment sur les scènes d'action.

 

Photo Kathryn Bigelow

Kathryn Bigelow, première femme à recevoir l'Oscar de la meilleure réalisation pour Démineurs

 

LE BOX-OFFICE

Echec dramatique : 42 millions de budget et moins de 10 millions engrangés en salles. Sorti en février 1996 en France, Strange Days n'a attiré que 160 000 spectateurs.

Le marketing a en grande partie été accusé d'avoir été incapable de vendre le film. Strange Days a par ailleurs été vite rangé aux côtés d'autres flops retentissants d'octobre 1995 : Jade de William Friedkin (50 millions de budget et à peine 10 de recettes), et Les Amants du Nouveau monde de Roland Joffé, avec Demi Moore (46 millions de budget et une dizaine de recettes).

Kathryn Bigelow mettra quelques années à s'en remettre. Elle réalisera Le Poids de l'eau en 2000, avec Sean Penn et Elizabeth Hurley : un autre flop dramatique. Puis K-19 : le piège des profondeurs avec Harrison Ford en 2002. Nouveau flop. Elle s'éloignera quelques années avant de revenir en 2009 avec Démineurs. Le reste appartient à l'Histoire : succès monstre et Oscar historique du meilleur réalisateur décerné pour la première fois à une femme, suivi du triomphe avec Zero Dark Thirty en 2012.

Signe précurseur peut-être : Kathryn Bigelow a été la première femme à recevoir le trophée de la meilleure réalisatrice aux Saturn Awards, pour Strange Days.

 

Photo Ralph Fiennes

LE MEILLEUR

Logique que Kathryn Bigelow ait fini par consacrer un film entier aux émeutes (Detroit, attendu le 11 octobre prochain) : dans Stranger Days, il y a une évidente fascination pour le chaos urbain, pour l'énergie de la masse humaine et la violence des luttes sociales. Visionnaire est un mot galvaudé, certainement plaqué sur trop de cinéastes comme une étiquette marketing, mais la réalisatrice le mérite avec ce film de science-fiction cyperpunk qui résonne encore terriblement plus de deux décennies après sa sortie.

S'il fallait mesurer la valeur d'une œuvre de science-fiction à sa portée, Strange Days serait par principe un grand film : son portrait d'une Amérique gangrénée par le racisme, qui bouillonne et menace d'exploser, avec un affrontement brutal entre les forces de l'ordre et la population noire, a une triste résonance en 2017. Sans compter le traitement de la réalité virtuelle, avec des casques et des dérives qui semblent à peine farfelues aujourd'hui.

L'ambiance apocalyptique de Strange Days a clairement inspiré de nombreux cinéastes, de James Cameron qui lancera la série Dark Angel cinq ans après à Richard Kelly dont le Southland Tales ressemble à une version pop. D'une intrigue policière classique, la réalisatrice tire une fable électrique, qui doit plus à son décor fascinant (les travellings sur les trottoirs enfumés où la population crève de faim et de désespoir) qu'à ses twists (les motivations de Max).

 

Photo Juliette Lewis, Michael Wincott

Juliette Lewis et Michael Wincott 

 

Strange Days est également intéressant dans sa manière d'écrire et opposer les personnages. D'un côté, il y a un Ralph Fiennes forgé dans le blanc marbre hollywoodien, avec sa belle gueule et ses yeux bleux, obsédé par une romance un brin ridicule avec un cliché insupportable (Juliette Lewis). De l'autre, il y a Angela Bassett : propulsée par Malcolm X de Spike Lee et une nomination à l'Oscar pour Tina, l'actrice incarne toute la brutalité, la fougue et la colère étouffée des Afro-Américains, avec un physique et une présence moins polies que celle de la "fille" typique du cinéma hollywoodien. Il y aura même deux climax, chacun des héros ayant son moment de gloire : Lenny sur le balcon, dans un combat classique, et Mace dans la rue, face aux policiers. Que cet affrontement ferme réellement le récit avec une forte charge émotionnelle, montre bien où se situe le cœur de l'histoire.

Ainsi, ce n'est certainement pas innocent si c'est Mace qui porte le discours politique du film, face à un Lenny égocentrique aveuglé par ses passions. Strange Days raconte plus ainsi qu'avec ses scènes de poursuites, bien ficelées mais plus classiques. Que Kathryn Bigelow ait été plus attachée à l'aspect politique et urbain du film, avec un James Cameron porté sur la romance, a là encore un sens particulier. L'histoire entre Mace et Lenny n'est toutefois pas une faiblesse, au contraire : le moment où elle lui reproche de perdre la raison à cause de son amour Faith, alors que c'est précisément ce qu'elle fait pour lui en mettant sa vie et son travail en danger, est l'un des plus beaux mom

Multiple registration possible?
Maximum slots available
No
Tell your friends to create an account!
4
Exact address
meeting location
To know the exact rendez-vous point, log in!
To know the exact rendez-vous point, log in!
List of registered members (2/4 , available: 2)
Daver  
Advertising
Waiting list
Nobody
To register to this event, log in!

Fb Connect
There are 13 comments for this event.
To read a comment or add one, log in!

« Find others

Check out the forum


0.051s