« Others cities

The website for going out with friends and making new friends in your city.
         
Our Good Deals »
OVS Holidays »
  • Thanks to your help, the site will remain healthy
  • Detects problems and win points for becoming VIP Member
  • Your anonymity is guaranteed!

Which offense do you want to submit to the community?


This event is duplicate from:





Event #18091171
Lisa et le diable de mario bava
Advertising
Organizer
Event date
Start time
Sunday 14 July 2019

Register and Unregister until:
6:15 (pm) (H-1)
7:15 (pm)
Event description
LISA AND THE DEVIL
Lisa et le Diable / Lisa e il diavolo - Italie / Allemagne / Espagne - 1974
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Lisa and the Devil  »
Genre : Horreur
Réalisateur : Mario Bava
Musique : Carlo Savina
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais, Italien Mono 2.0 PCM
Sous-titre : Anglais SDH
Durée : 96 minutes
Distributeur : Arrow Video
Date de sortie : 4 février 2013
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Lisa and the Devil  »
portoflio
LE PITCH
Lisa fait du tourisme dans une ville ancienne. Perdue, elle se réfugie dans une vieille maison.
Partagez sur :
 Partager
 Tweeter
 Épingle
 Email
 
Le cauchemar de Lisa

C'est un introuvable de taille, que l'éditeur anglais Arrow Video nous aura offert, en ce début d'année : l'un des films de Mario Bava les plus méconnus, mais pourtant l'un des plus beaux et personnels, comme le chant du cygne d'un cinéma gothique en passe de disparaître des écrans...

Lorsqu'en 1972, fort du succès de l'inégal Baron Vampire, le producteur Alfredo Leone lui donne carte blanche pour réaliser le projet de son choix, les années fastes du gothique all'italiana sont loin derrière Mario Bava, le cinéaste venant tout juste de propulser violemment le genre dans la modernité avec son sublime jeu de massacre qu'est La Baie sanglante. Mais la proposition de Leone ne peut que le satisfaire, et Mario Bava de profiter de l'occasion pour mêler les deux facettes de son cinéma, entre classicisme et modernité. Dès le générique, le ton est donné : un rictus aux lèvres, Terry Savalas (futur Kojak de la série éponyme) déroule un jeu de tarot représentant les acteurs du drame fantasmagorique à venir. Toutes les obsessions de Bava sont présentes : exploration graphiques de tourments psychanalytiques, fascination morbide pour la mort, utilisation de couleurs extrêmes... Quelque par entre les écrits d'Edgar Allan Poe et le Rosemary's Baby de Roman Polanski, Mario Bava livre ce poème cauchemardesque à la fois envoûtant, terrifiant et grinçant, porté par une direction d'acteurs plus appliquée qu'à son habitude, et quelques séquences aussi déstabilisantes que sublimes (le déshabillage et la scène amoureuse qui s'en suit). Véritable plongée dans l'esprit terrifié d'une jeune femme perdue dans l'espace et le temps d'une maison sans âge, Lisa et le diable déroule son incessant ballet d'amour et de mort, d'où émerge la figure omnipotente d'un « diable » à visage humain, marionnettiste suprême qu'on imagine volontiers être l'alter ego du cinéaste lui-même. Labyrinthique, érotique, macabre et volontiers baroque, ce sublime long-métrage peut se voir comme l'œuvre testamentaire d'un artiste hors-norme, Bava replongeant dès son film suivant (le tétanisant huis-clos Cani arrabbiati) dans un réalisme étouffant et anxiogène, loin de toute poésie.

 

LA MAISON DE L'EXCORCISME


Il est aisé de comprendre l'incompréhension des potentiels distributeurs de cette œuvre commercialement invendable, et le film restera presque totalement inédit durant de nombreuses années. Ce n'est qu'en 1973, pour surfer sur le succès planétaire de L'Exorciste de William Friedkin, que le film finira par sortir. Mais dans une version revue et corrigée par Alfredo Leone. Le producteur se réapproprie le métrage, tourne lui-même une poignée de scènes supplémentaires essentiellement consacrées à l'exorcisme de la pauvre Lisa, et transforme un authentique chef-d'œuvre en OFNI embarrassant et, disons-le carrément, frustrant. Si la virtuosité formelle de Bava est intacte lors des scènes oniriques rescapées de Lisa et le diable (principalement dans la maison de la comtesse), les insupportables passages dialogués ajoutés par le producteur affaiblissent considérablement l'impact d'une œuvre bâtarde, où le sublime côtoie le grotesque. En bref, une version alternative, pas inintéressante, mais tellement éloignée du projet initiale de Bava que celui-ci finira par se désolidariser complètement du film. On peut donc s'estimer heureux de pouvoir aujourd'hui avoir le choix, le film initial du Maestro Bava étant désormais disponible tel qu'il l'a toujours désiré.

Frédéric Wullschleger








Multiple registration possible?
Maximum slots available
No
Tell your friends to create an account!
4
Exact address
meeting location
To know the exact rendez-vous point, log in!
To know the exact rendez-vous point, log in!
List of registered members (3/4 , available: 1)
Advertising
Waiting list
Nobody
To register to this event, log in!

Fb Connect
There are 6 comments for this event.
To read a comment or add one, log in!

« Find others

Check out the forum


0.0499s